Ugo Humbert : "Les arènes de Nîmes, c'est le plus beau court où j'ai joué"

  • Événement

  • Sport

  • Arènes de Nîmes


Publié le 29 mars 2026 Article

Par Yann Benoit


Image

Copyrith - Virginie Bouyer

Le tennisman français est l’un des meilleurs joueurs de sa génération. Après une participation à la première édition du Bastide UTS Nîmes, il revient les 3 et 4 avril prochains dans les arènes de Nîmes avec de l’ambition. Rencontre.

Quel souvenir gardez-vous de votre participation au Bastide UTS Nîmes l’an dernier ?

Il y a eu beaucoup de moments forts : déjà, la découverte des arènes. Je rêvais de les voir et finalement j’ai pu jouer au tennis à l’intérieur. C’est fou ! Au début, c’était assez impressionnant. Pour mon premier match, pendant 10-15 minutes j’ai eu du mal à me concentrer. Comme si j’étais ailleurs, comme si j’étais spectateur moi aussi. Beaucoup de joueurs ont été marqués par l’ambiance à Nîmes, surtout ceux qui n’étaient pas là et qui ont vu les images. Le tournoi suivant, c’était à Monte-Carlo et tout le monde nous parlait de ça, ils avaient tous envie de venir. Les arènes, c’est le plus beau court où j’ai joué. Le moment avec le plus d’émotions, c’est lorsque nous avons chanté la Marseillaise avec Gaël Monfils et les 12 000 spectateurs en chœur. C’était juste magnifique. Quand j’ai su que je pouvais revenir jouer cette année, je n’ai pas hésité une seconde, j’étais trop content. Pouvoir revivre ces moments-là et ces émotions-là, ça n’a pas de prix.

Que pensez-vous du format innovant des matchs UTS ?

Je trouve que c’est un super format ! C’est beaucoup plus dynamique. Je pense surtout au public, qui vit une expérience à part, il est beaucoup plus investi, on lui demande de participer davantage. Les encouragements et la musique, quand tu es joueur, tu penses que ça peut te déranger mais finalement il y a quelque chose qui se crée. Personnellement, j’adore. Sur le plan du jeu, le filet est plus rétréci donc tu joues différemment. Dès que tu essaies d’ouvrir les angles, tu peux facilement passer à côté du poteau pour attaquer le long de la ligne. Ça pousse à jouer de manière plus directe et agressive. Et, bien sûr, nous avons seulement 15 secondes entre les points et une seule balle de service, cela donne des échanges plus intenses.

“Je rêve de ramener l’éclair à la maison !”

Est-ce que vous voyez le Bastide UTS Nîmes comme une bonne préparation pour les rendez-vous à venir ? 

Ce tournoi s’inscrit parfaitement dans ma préparation physique et notamment cardio-vasculaire avant la saison sur terre battue. Sur le Bastide UTS Nîmes, on retrouve les meilleurs joueurs, ça permet aussi de se confronter à eux. La date tombe au bon moment, et le timing est parfait.

Vous avez vécu une saison compliquée l’an dernier avec plusieurs blessures. Comment vous sentez-vous en ce moment ?

C’est vrai que j’ai eu pas mal de petits pépins qui m’ont souvent freiné dans mes performances. Je n’ai pas pu faire la saison que j’espérais. Cet hiver, j’ai pris le temps, pendant deux mois, de bien préparer les nouvelles échéances. J’ai consolidé mon dos, qui m’a posé pas mal de soucis, avec de la musculation. En ce moment, je me sens bien. J’enchaîne bien les matchs. Au lendemain de mon match contre Medvedev à Rotterdam, une belle bataille de 2h30, je me sentais bien. Ce sont des signaux qui me permettent de savoir que je suis sur le bon chemin.

Quel est votre objectif sur ce tournoi à Nîmes ?

Je rêve de ramener l’éclair à la maison ! J’ai atteint la finale à l’UTS de Frankfort en 2024. À Nîmes, je sais que je vais pouvoir compter sur le public français pour me pousser. J’espère sincèrement que je ferai un meilleur résultat que l’an dernier et pourquoi pas gagner le tournoi.

Plus d'infos