Nîmes urban trail : sain, vert et solidaire

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Publié le 27 janvier 2026 Article

Par Yann Benoit


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Photo : Cyrille Quintard

Près de 16 000 personnes vont prendre part au Nîmes urban trail, les 14 et 15 février. Un événement sportif, mais pas seulement.

Record battu, encore. Les 14 et 15 février, 15 800 coureurs participeront à la 11e édition du Nîmes urban trail, 3 100 de plus que l’an passé. L’épreuve confirme ainsi son rang de référence parmi les trails urbains d’Europe. Mais, au-delà des aspects sportifs et touristiques, les organisateurs, en lien avec la Ville de Nîmes, se mobilisent également pour rendre l’événement le plus sain, solidaire, accessible et écologique possible. La preuve par quatre.

Santé : bouger plus

Bouger. C’est devenu un enjeu de santé publique majeur, notamment chez les jeunes de 18 à 24 ans, particulièrement touchés par la sédentarité. Accessible à tous, tous âges et tous niveaux confondus, le Nut souhaite donner le goût de la course à pied au plus grand nombre. “On attire un public large parce que notre événement est autant sportif que festif et culturel, assure Benoît Goiset, co-organisateur. La randonnée est un formidable produit d’appel pour prendre son premier dossard : on observe que la plupart des participants se lancent l’année suivante sur la même distance mais en run. D’ailleurs, la randonnée est ouverte aux enfants de 7 ans et le 10 km aux jeunes, dès 16 ans. Depuis l’an dernier, nous avons également lancé le Mini Nut qui rassemblera 1 800 enfants de 4 à 11 ans sur la journée du samedi.”

“La randonnée est un formidable produit d’appel pour prendre son premier dossard”

Benoît Goiset co-organisateur du Nut

Ludivine Fournel est kinésithérapeute à Nîmes depuis 10 ans. Elle est responsable du nouvel espace santé et prévention présent tout le week-end sur l’Esplanade. “80 % des participants passent par le village Nut, on en profite pour les conseiller, les guider, les sensibiliser, leur donner les bonnes pratiques, indique-t-elle. Bien manger et bouger, c’est aussi se sentir bien dans sa tête. C’est la clé pour être en bonne santé." Nutritionnistes, coaches sportifs ou masseurs attendent aussi le public sur cet espace. “La moyenne d’âge est de 41 ans sur le Nut, et on voit davantage de femmes de plus de 50 ans qui se laissent tenter par ce défi, ajoute Cécile Cheron, co-organisatrice de l’urban trail nîmois. C’est pourquoi des associations sont également présentes pour sensibiliser aux risques cardiovasculaires.” Un espace "récupération” est aussi présent le dimanche sur la ligne d’arrivée.

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© Ophélie Bleunven

Cigalières : un soutient de taille

Les organisateurs soutiennent pour la troisième année consécutive l’association nîmoise Cigalières, qui gère une vingtaine d’établissements dans le Gard au bénéfice d’enfants et d’adultes ayant un handicap moteur, polyhandicapés ou présentant une déficience intellectuelle, des troubles du développement psycho-affectif, cognitif et de l’autisme. 

7 028 € reversés

à l’association Cigalière en 2025.


Lutter contre l'isolement

Comme lors des précédentes éditions, les parcours du Nut passeront par trois Ehpad : Serre-Cavalier et ses 450 résidents dans le secteur de la Route d’Uzès, Clair Soleil avec sa chapelle et sa Maison coquillage (classés monuments historiques) et Lumière et Paix, dit Château Silhol. Les personnes âgées attendent ce moment avec impatience et préparent la venue des coureurs des semaines auparavant. “C’est la quatrième année qu’on y participe, fait savoir Jérémy Gras, directeur adjoint de Clair Soleil. C’est toujours plein d’émotion pour les participants et les organisateurs, mais aussi un rendez-vous important pour les résidents.”

“C’est toujours plein d’émotion pour les participants et les organisateurs, mais aussi un rendez-vous important pour les résidents.”

Jérémy Gras Directeur adjoint de l'Ehpad Clair Soleil

“Oui, on sait qu’on leur donne un sourire XXL pour les jours suivants, se réjouit Benoît Goiset. On essaie de changer les regards sur ces lieux, qui ouvrent très rarement leurs portes pour des événements. On parle ici de personnes en fin de vie, qui se sentent parfois seules, à l’écart du reste de la société.” Pour la première fois, les coureurs passeront aussi par le Foyer départemental de l’enfance.

“Les enfants vont être mobilisés pour réaliser des animations et ils vont également participer à la course, poursuit l’organisateur. Au-delà de la traversée du site, là aussi, on crée du lien.” Avant le jour J, 2 000 rubalises, essentielles à la signalétique sur le parcours de la course, ont été confectionnées par des travailleurs handicapés de l’Établissement et service d’aide par le travail (Esat) Pierre-Laporte de Nîmes. Des jeunes de l’Institut médico-éducatif de la Cigale prennent en charge les travaux de couture et le nettoyage des déguisements des bénévoles.

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Photo : Cyrille Quintard

S'ouvrir à tous les quartiers

“On a à cœur d’aller “de l’autre côté du périphérique”, c’est pourquoi le parcours passe une nouvelle fois par Valdegour et sa colline verdoyante, annonce Benoît Goiset. Nous avons eu l’occasion de rencontrer les principaux référents des associations du quartier à l’espace Diderot. Nos précédentes actions ont permis de financer des vacances pour les jeunes du quartier, certains ont aussi couru le Nut." Lors du passage des coureurs, les associations musicales de Valdegour proposent régulièrement des animations.

S'engager pour la nature

Cap Océans est devenue l’association support de l’événement. Fondée en 2013 dans le Gard par le nageur Nicolas Costa, à la suite d’une traversée de la Méditerranée à la nage, elle est engagée dans la protection de l’environnement marin. “Le but de cette collaboration, c’est d’éveiller les consciences et de sensibiliser les sportifs à la protection de la nature, explique Cécile Cheron. En ce sens, nous avons déjà arrêté la distribution de gobelets jetables depuis trois ans. Chaque participant doit avoir son propre gobelet."

“Eveiller les consciences et sensibiliser les sportifs à la protection de la nature."

Cécile Cheron co-organisatrice du Nut

En marge du Nut, des ”clean walks" vont être organisées en ville et dans les espaces naturels. Les organisateurs ne s’arrêtent pas là, puisqu’ils privilégient le circuit court et font travailler au maximum les entreprises locales, que ce soit pour la bière avec la Brasserie de la Cave ou encore avec les tee-shirts directement floqués à Bernis. Le public est également sensibilisé au tri sélectif sur le village de l’événement avec un atelier ludique.

En savoir plus

nimesurbantrail.com
Pour prendre son dossard pour le Nut rendez-vous sur njuko.com