La Ville de Nîmes va racheter le stade des Antonins et le complexe sportif de la Bastide
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La Ville de Nîmes se porte acquéreur du stade des Antonins et du complexe sportif de la Bastide. En sécurisant ainsi des équipements stratégiques, elle se positionne comme un soutien durable du sport nîmois.
Face à l’évolution du contexte économique et sportif local, la Ville de Nîmes va racheter le stade des Antonins et le complexe sportif de la Bastide, au prix exact des estimations des domaines. La délibération soumise au vote du Conseil municipal de ce samedi 7 février permettra, une fois validée, de tourner définitivement la page d’un projet privé qui n’a pu aboutir, et de redonner à la collectivité la maîtrise pleine et entière de ses équipements sportifs stratégiques.
La Ville de Nîmes fait ainsi le choix de la responsabilité afin de garantir la continuité de l’activité sportive professionnelle, préserver l’avenir du Nîmes olympique et de ses jeunes et sécuriser durablement des équipements indispensables au tissu sportif local.
“Je le dis souvent : le foot rend fou. Pourtant, avec ce rachat, nous faisons le choix de la raison et la sagesse. Nous mettons fin à une histoire compliquée et cette nouvelle période nous allons la construire ensemble.”
Le contexte
Depuis 2019, la Ville de Nîmes s’est engagée dans une nouvelle configuration de son soutien au football professionnel, animé par le Nîmes olympique, à la suite du projet de cession du stade des Costières. Ce projet, porté par un investisseur privé, Rani Assaf, prévoyait la démolition de l’enceinte historique et la réalisation d’un programme immobilier d’ensemble.
Par délibération du 6 juillet 2019, la Ville avait ainsi approuvé le principe de désaffectation et de cession du stade des Costières, une promesse synallagmatique de vente ayant été signée le 30 juillet 2019. Cette cession rendait alors nécessaire la construction d’un stade temporaire afin de permettre au Nîmes olympique de maintenir l’environnement sportif nécessaire à son développement. C’est dans ce cadre que la Ville a mis à disposition, en février 2022, les terrains communaux du Mas de Vignoles et autorisé la construction d’un stade temporaire, le stade des Antonins, mis en service le 26 décembre 2022.
Depuis, le contexte économique et sportif nîmois a fortement évolué. Le projet immobilier initial n’a pas pu être mené à son terme, aucun permis de construire n’ayant été obtenu. En parallèle, la décision de la DNCG, en 2025, d’exclure le Nîmes Olympique des compétitions nationales, puis le retrait de l’investisseur privé du financement du club, ont profondément modifié les équilibres existants.
Ce vendredi 6 février à l'Hôtel de Ville, s'est tenue la conférence de presse pour annoncer le rachat du stade des Antonins et du complexe sportif de la Bastide par la Ville.
La Ville soutien du Nîmes olympique
Les conseils municipaux des 12 juillet et 13 décembre 2025 ont ainsi acté le versement de deux subventions au Nîmes olympique pour un montant total de 1,2 million d’euros sur les années 2025 et 2026, et le principe de l’acquisition, en 2026, du stade des Antonins et du complexe sportif de la Bastide, se composant d’un centre sportif pour jeunes footballeurs, un centre d’entraînement, et des terrains de football engazonnés.
Cet engagement permet d’assurer à l’équipe professionnelle des conditions d’entraînement et de compétition stables jusqu’en 2032 (échéance qui sera requestionnée avec l’Etat pour une prolongation), tout en ouvrant ces infrastructures à d’autres clubs sportifs professionnels et amateurs de la Ville.
“Sans ce rachat, le Nîmes olympique aurait été contraint de jouer en dehors de la ville. Aujourd'hui, il peut continuer à évoluer devant son public”, ajoute Thierry Procida, Adjoint délégué aux Sports.
“Je tiens à remercier la Ville de Nîmes pour son engagement, son aide et son soutien", poursuit Thierry Cenatiempo, président du club. ”Après un période de survie, on peut tourner la page. Ce n'est pas seulement une opération foncière ordinaire, c'est un acte structurant qui garantit la pérénité du club, un outil essentiel pour ramener le Nîmes olympique dans l'élite."
Clément Depres, actuel capitaine de l'équipe première, est lui aussi ravi de ce rachat. “Les installations nous permettent de retrouver une osmose avec le public. Avec 5 200 supporters en moyenne à chaque match, on peut le dire : cela nous fait gagner.”
Le coût du rachat
La Ville a saisi les services de l’État afin de disposer de la valeur officielle des biens. Les domaines ont rendu leurs avis le 12 janvier 2026, sur la base desquels la Ville a négocié avec Rani Assaf et a obtenu un accord au prix exact des estimations domaniales, sans surenchère. Le stade des Antonins est édifié sur des parcelles appartenant déjà à la Ville, qui seront classées dans le domaine public communal dès l’acquisition de l’ouvrage.
9,53 millions d’euros HT
c'est le montant global, correspondant à la valeur réelle des biens
7 060 000 € HT
c'est le montant pour le rachat du stade des Antonins, dont 200 000 € HT pour le mobilier, équipements, agencements et 6 860 000 € HT pour l’ouvrage
2 470 000 € net
c'est le montant pour le complexe sportif de la Bastide, net de taxes
Le complexe sportif de la Bastide.
Un choix économiquement rationnel et sportivement stratégique
L’acquisition du stade des Antonins permet à la Ville de se doter d’un nouvel équipement municipal, très inférieur financièrement à celui qu’aurait représenté la construction d’un stade neuf. De même, l’acquisition du complexe sportif de la Bastide offrira des terrains et des équipements pour l’entrainement des nombreuses équipes pro et amateurs (une fois restaurés), là encore à un coût bien moindre que lors d’une création.
En effet, au-delà de l’usage par le Nîmes olympique, le stade a vocation à être mutualisé au bénéfice d’autres clubs sportifs professionnels et associatifs, promouvant ainsi le développement du sport de haut niveau à Nîmes. Sa proximité immédiate avec la Halle des Sports, inaugurée en 2024, permet de structurer un véritable pôle sportif municipal, favorisant la complémentarité des disciplines, l’optimisation des équipements existants et l’accueil simultané de manifestations sportives d’envergure.