Stade des Costières : la Ville de Nîmes joue la carte de la transparence

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Publié le 19 juin 2026 Article

Par Julien Ségura


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La presse a pu visiter le stade des Costières, vendredi 19 juin, aux côtés de Bruno Ferrier, adjoint aux Sports, afin de découvrir l'état des installations et les perspectives d'avenir du site.

A l'occasion d'une visite du stade des Costières avec la presse ce vendredi 19 juin, la municipalité a souhaité partager avec les Nîmois l'état réel des installations et les perspectives d'avenir du site. 

Loin de l'image d'un équipement a bout de souffle, la Ville de Nîmes met en avant le potentiel des nombreuses salles annexes et le bon état structurel du stade des Costières, alors qu'un audit financier est en cours. 

“Le stade des Costières est le patrimoine des Nîmois et de la Ville.” En ouverture de cette visite destinée à la presse, le maire de Nîmes Vincent Bouget a souhaité réaffirmer la place particulière qu'occupe cet équipement dans l'histoire sportive nîmoise avant de laisser Bruno Ferrier, adjoint aux Sports, détailler l'état des installations et les projets envisagés. 

Depuis le départ du Nîmes Olympique vers le stade des Antonins en 2022, l'équipement est dans une longue période d'attente. Quatre ans plus tard, la Ville de Nîmes, propriétaire des lieux (lire encadré à la fin de l'article), souhaite tourner la page et ouvrir un nouveau chapitre.

Un complexe sportif au grand potentiel

 “L'abandon des Costières a été un crève-cœur. Notre objectif est que les Nîmois y retournent.”

Christine Pralong Conseillère municipale déléguée au Sport santé, au Sport adapté et au Handisport

À l'invitation du maire, les journalistes ont pu découvrir plusieurs espaces du site : la salle d'escrime, le dojo, bien sûr le stade de foot et sa pelouse, mais aussi des équipements récemment rénovés comme les vestiaires du stade annexe et la salle multisport. L'occasion de rappeler une réalité parfois oubliée : les Costières ne se résument pas à leur enceinte de football. Le site constituerait un vaste complexe sportif qui, malgré plusieurs années d'abandon, dispose encore d'un important potentiel pour répondre aux besoins des associations et des sportifs nîmois.

“Pour les salles annexes, dojo, salle multisports ou salle d'escrime, il n'y a pas de grandes rénovations à prévoir mais plutôt des travaux cosmétiques. Je rappelle qu'une salle de 1 400 m² a été entièrement refaite en janvier dernier et que les vestiaires du stade annexe sont neufs. Le stade des Costières a un potentiel énorme et il est sain”, explique Bruno Ferrier, adjoint aux Sports.

Face à des équipements sportifs qui arrivent aujourd'hui à saturation, la réouverture progressive du site pourrait apporter des solutions concrètes aux associations nîmoises. “Trois demandes de créneaux sur cinq sont refusées faute de place, notamment à la salle Furnon.  Revenir aux Costières permettrait de répondre à un besoin réel du territoire”, continue Bruno Ferrier. 

“Pas de problème structurel”

“Le futur est aux Costières, pas aux Antonins”

Bruno Ferrier Adjoint aux Sports

Autre message fort porté par la municipalité : contrairement à certaines idées reçues, le stade ne présente aucun problème structurel majeur. “Aucune tribune ne menace de s'effondrer et l'éclairage reste homologué jusqu'en Ligue 2”, précise Bruno Ferrier. Des éléments qui laissent ouvertes plusieurs hypothèses concernant une éventuelle utilisation future par le Nîmes olympique, aujourd'hui pensionnaire de National 2.

Même constat pour Dimitri Pialat, Conseiller municipal délégué aux Equipements sportifs : “Il y a une volonté populaire de revenir au stade des Costières.” Preuve supplémentaire de cette nouvelle volonté, une partie des services municipaux des Sports réintégrera les bureaux des Costières dès cet été.

Cette visite a également permis de présenter la méthode retenue par la municipalité. Un audit financier est actuellement en cours afin d'établir un état des lieux précis avant toute prise de décision. Son objectif : évaluer les possibilités de réhabilitation et les différents scénarios envisageables pour l'avenir du site.

Rappel du  contexte

En 2019, la Ville de Nîmes avait approuvé la cession du stade des Costières à Rani Assaf (président du Nîmes olympique de 2016 à 2025) afin de permettre la démolition de l'enceinte historique et la création d'un nouveau stade accompagné d'un vaste programme immobilier. Mais le projet s'est progressivement enlisé. En septembre 2023, la Commission nationale d'aménagement commercial (CNAC) a rendu un avis défavorable sur le volet commercial du projet. Cet avis a conduit la Ville à refuser le permis de construire, une décision ensuite confirmée par la justice administrative en 2025. En mai 2026, le Conseil d'Etat a ensuite rejeté le pourvoi qui avait été formé par Rani Assaf.

Parallèlement, le stade des Antonins, construit sur des terrains municipaux du Mas de Vignoles comme solution transitoire pour accueillir le Nîmes olympique, s'est durablement installé dans le paysage sportif nîmois. Début 2026, l'ancienne municipalité a acté son rachat.