Santé mentale : la Ville de Nîmes s'engage
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Santé / Solidarité
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Prévention
À l’occasion des Semaines d’information sur la santé mentale (Sism), du 7 au 16 octobre, la Ville de Nîmes lance un Conseil local de santé mentale pour faire le pont entre la santé et les Nîmois. Le dispositif a été présenté ce lundi 5 octobre en conférence de presse.
Faire de la santé mentale un enjeu à part entière de l’action municipale, c’est l’une des ambitions de la nouvelle mandature. Pour porter cette politique, la Ville a confié une délégation spécifique à Olivier Bénézet, conseiller municipal délégué à la Santé mentale et à la Lutte contre les addictions , par ailleurs médecin. Une volonté qui se traduit aujourd’hui par la création du Conseil local de santé mentale. Ce dernier sera lancé le mercredi 7 octobre au Centre des Congrès.
Conseil local de santé mentale : c’est quoi ?
Le CLSM n’est pas un service de soins, il ne suit pas de patients. C’est un espace de travail dans lequel les acteurs du territoire se retrouvent pour construire une politique locale de santé mentale qui répond aux besoins concrets du terrain. Car la santé mentale touche aussi au lien social, aux conditions de vie et à la place de chacun dans la cité.
Qui ?
La santé mentale ne se résume pas aux seuls soins psychiatriques. Fruit de plus de deux années de travail, le Conseil réunira un large éventail d’acteurs locaux : élus, professionnels de la psychiatrie, avec notamment le CHU, et du secteur social, médico-social et éducatif, familles et aidants, associations, ainsi que les acteurs du logement, de la culture, du sport, de la justice et de la jeunesse. “Et, bien sûr, les personnes concernées par les troubles psychiques, qui occuperont une place centrale dans la construction de réponses collectives pour faire évoluer les choses”, souligne Frédéric Jacquet, médecin-directeur de la Ville de Nîmes.
Pour quoi faire ?
“L’objectif est de mieux connaître les ressources existantes à Nîmes, de repérer les besoins du territoire et de faire travailler ensemble des acteurs qui interviennent parfois séparément”, continue Olivier Bénézet. Le CLSM doit ainsi permettre de construire une véritable feuille de route locale : prévention, accès aux soins et aux droits, maintien dans la vie ordinaire, lutte contre l’isolement, inclusion culturelle et sportive.
Il ne s’agit donc pas d’un nouveau service de psychiatrie, et le CLSM n’a pas vocation à prendre en charge les situations individuelles. L’enjeu du CLSM sera de renforcer la capacité collective à analyser, partager et agir face à des problématiques qui dépassent les possibilités d’intervention de chaque acteur pris isolément.
Concrètement, ça change quoi ?
“Le travail a déjà commencé : une enquête qualitative et collaborative menée en 2025 auprès de professionnels et de personnes concernées par les troubles psychiques, complétée par plusieurs temps d’échange réunissant près de 200 participants, a permis de faire émerger les principaux enjeux du territoire, de repérer des points de rupture dans le parcours de soins et de vie des personnes pouvant être améliorés par une meilleure coopération entre les acteurs”, résume Frédéric Jacquet.
Une première feuille de route est attendue au premier trimestre 2027. Elle devra définir les priorités du CLSM et les actions à développer. “Parmi les pistes identifiées : des actions faciles à mettre en oeuvre comme former les professionnels de proximité aux Premiers secours en santé mentale (PSSM), identifier les blocages en matière d’accès aux droits, prévenir les ruptures liées au logement et aux accompagnements médico-sociaux, mieux répondre aux besoins des soignants quant à leurs demandes de relais dans le territoire”, conclut-il.
SISM 2026
Le lancement du CLSM coïncide avec les Semaines d’information sur la santé mentale (Sism), qui se tiennent du 7 au 16 octobre sur le thème “Ouvrons-nous aux arts”.
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