Qui est Theodora, le phénomène qui ouvre le Festival de Nîmes ce jeudi 11 juin ?
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Musique
Le concert de Theodora affiche complet aux arènes ce jeudi 11 juin. Ino Casablanca et 63OG seront en premières parties.
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En quelques jours seulement, elle a réussi à remplir les arènes. Portrait d'une artiste qui casse les codes, icône de la nouvelle génération qui inaugure la nouvelle édition du Festival de Nîmes ce jeudi 11 juin.
“Theodora, la superstar française”, écrit Courrier International, “Theodora, la nouvelle “big boss” de la musique”, titre de son côté France Info. "Theodora, le phénomène" tranche Le Monde… À 22 ans, le nom de la chanteuse franco-congolaise est sur toutes les lèvres. En février dernier, elle rafle quatre trophées aux Victoires de la musique. Elle a également triomphé lors de la 4e édition des Flammes, récompenses musicales décernées aux artistes rap et RnB français, en s’emparant de cinq trophées dont Artiste féminine de l’année.
Un sacre absolu pour Lili Theodora Mbangayo Mujinga de son vrai nom qui, petite fille, rêvait de devenir la nouvelle Rihanna. “C’était l’artiste que je voyais à la télé qui me marquait le plus. Et, comme ce n’était pas une femme blanche, ça me faisait une représentation noire”, se souvient la chanteuse au micro de Radio Nova.
Enfance et déplacements
Née en Suisse, Theodora grandit au rythme des déplacements de sa famille, contrainte de fuir la République démocratique du Congo pour des raisons politiques. La Grèce, puis la France. Du Val d’Oise à la Bretagne en passant par La Rochelle, Bordeaux ou La Réunion, elle traverse les territoires comme d’autres collectionnent les souvenirs. À la maison, la bande son est congolaise, le chanteur Koffi Olomidé tourne en boucle.
Dans ses écouteurs, du rap aussi, une musique qu’elle partage avec son grand frère, avec qui elle développe une relation fusionnelle. Elle a 16 ans quand ils sortent ensemble leurs premiers morceaux. À l’époque, pourtant, elle se voit ailleurs. “Je voulais changer le monde”, dit-elle au magazine Numéro. En Bretagne, elle siège même au Conseil régional des jeunes et préside la commission Culture. Elle intègre une classe préparatoire pour viser l’École normale supérieure, avant de tout plaquer pour la musique.
La bourse aux billets
Face à l’engouement autour de certains concerts affichant déjà complet comme celui de Theodora, le Festival de Nîmes lance une « bourse aux billets ». L’objectif : permettre aux spectateurs de trouver des places en toute sécurité tout en évitant les contrefaçons et la spéculation. Reelax Tickets applique des frais à l’acheteur, correspondant à la commission du site. De son côté, le vendeur perçoit l’intégralité du prix initial du billet.
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Bouyon antillais
Le choix est radical. Installée en Seine-Saint-Denis avec son frère, devenu son producteur et manager, elle avance sans filet. Son père s’y oppose frontalement. “Il m’a dit : si tu veux faire ça, je ne te calcule plus”, raconte-t-elle dans le podcast de Léna Situations. La réponse arrive en 2024. Son titre Kongolese sous BBL explose et marque un tournant. Le morceau franchit les 50 millions de streams. Un son inclassable, à son image, fait de pop percutante, traversée d’influences afro, de bouyon antillais, le tout teinté d’une énergie rap. Sa voix, surtout, intrigue. Singulière, presque insaisissable, elle oscille entre douceur et tension.
Liberté et polémique
Sur le plan artistique, Theodora revendique une liberté totale. Dans un entretien accordé au magazine américain The Fader, elle affirme son indépendance vis-à-vis de son corps et de sa sexualité, refusant toute forme d’injonction. Mais cette liberté revendiquée s’accompagne aussi d’un discours plus frontal. Dans ce même entretien, la chanteuse évoque sans détour les discriminations auxquelles sont confrontées les femmes noires dans l’industrie musicale. “En France, tu dois te battre cinq fois plus. Parce que personne n’aime les filles noires. Si je n’avais pas pris ma place, vous ne me verriez pas, parce que nous sommes dans un pays raciste”, affirmait-elle.
“Boss lady”
Et, quoi qu’en disent les critiques, elle poursuit son ascension. Son titre en collaboration avec le rappeur Disiz, Melodrama, affole les compteurs. Après 23 semaines passées à la tête du “Top singles streaming”, il devient, fin mars, la chanson restée le plus longtemps numéro un de l’histoire en France, détrônant ainsi Happy de Pharrell Williams. Sur scène, l’artiste façonne de véritables tableaux vivants. Scénographies travaillées, esthétique léchée, univers visuel en parfaite continuité avec ses clips. Dans les arènes, la “boss lady”, comme elle se surnomme, devrait ainsi livrer une performance aussi audacieuse promettant de surprendre autant qu’elle fascine.
Les dates du festival
Jeudi 11 juin : Theodora. Complet. Vendredi 12 juin : Vanessa Paradis – Gaëtan Roussel. Samedi 13 juin : Clair Obscur : Expedition 33 « A Painted Symphony ». Complet. Dimanche 14 juin : Feu ! Chatterton Benjamin Biolay. Mercredi 17 juin : Sabaton. Mardi 23 juin : Black Eyed Peas. Mercredi 24 juin : Lenny Kravitz. Vendredi 26 juin : Gladiator Live. Dimanche 28 juin : Joe Hisaishi. Complet. Mercredi 1er juillet : Damso. Jeudi 2 juillet : Jamiroquai. Complet. Vendredi 3 juillet : Ludovico Einaudi. Complet Samedi 4 juillet : Julien Doré. Complet. Lundi 6 juillet : Sting. Complet. Mardi 7 juillet : Pixies. Mercredi 8 juillet : Marilyn Manson. Vendredi 10 juillet : Béjart Ballet Lausanne. Samedi 11 juillet : Katy Perry. Complet. Dimanche 12 juillet : Paul Mirabel. Lundi 13 juillet : Lorde. Mardi 14 juillet : Nick Cave & The Bad Seeds. Jeudi 16 juillet : Bigflo & Oli. Vendredi 17 juillet : Christophe Maé. Complet. Samedi 18 juillet : Charlotte Cardin – Sébastien Tellier. Lundi 20 juillet : Tom Odell. Mardi 21 juillet : Gims. Complet. Mercredi 22 juillet : Orelsan. Jeudi 23 juillet : Orelsan. Vendredi 24, samedi 25 et dimanche 26 juillet : The Cure. Complet.