Festival, concerts, artistes... à Nîmes, on connaît la musique !
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Ces 5 et 6 juin, Paloma a vécu un festival Tinals rock, festif et débridé. - Photo Gilles Lefrancq
Le Festival This is not a love song vient de vivre une nouvelle édition à succès, un Festival de Nîmes record s'ouvre ce jeudi dans les arènes, avant la Fête de la musique le 21 juin : les grands événements s'enchaînent…
S’il fallait lui offrir une bande-son, elle serait à l’image de la ville et de son Histoire : riche et plurielle. Nîmes et la musique ? Une partition bouillonnante, de la délicate musique de chambre des Rencontres musicales, chaque été, aux tonitruants assauts hard rock du Festival de Nîmes. Des prosodies incisives des rappeurs locaux ou de la semaine Tout simplement hip-hop aux fièvres flamencas de l’hiver. Du passé lyrique de la cité aux venues désormais régulières des plus grands DJ de la planète, via les fanfares des Ferias.
Mais une fois encore, ici, s’il y a un épicentre, il est ovoïde. Dans l’écrin inégalable des arènes antiques, le Festival de Nîmes, qui fêtera ses 30 ans en 2027, s’est imposé, crescendo, comme l’un des plus importants de France. Avec pas moins de 30 dates cette année (un record) du 11 juin au 26 juillet, du phénomène Théodora aux trois shows des stars planétaires de The Cure, l’événement va franchir la barre des 200 000 spectateurs accueillis. Ébouriffant !
Le Festival de Nîmes, dans les arènes, s'apprête à vivre une édition 2026 record.
L’antique amphithéâtre accueille des concerts depuis les années 50 : Claude François, Dalida, Enrico Macias et consorts s’y produisent. De 1976 à 1988, le Nîmes international jazz festival voit défiler Miles Davis, Charlie Mingus ou Ray Charles, rien que ça. Tina Turner y fait une halte mémorable dans sa tournée mondiale 1987, Dire Straits y enregistre plusieurs morceaux de son album live On the night en 1992. Depuis ? David Bowie, Bob Dylan, Elton John, Stevie Wonder, Rammstein, Daft Punk, Dua Lipa et tant d’autres…
Avant le rugissement des amplis, les pierres millénaires vibraient déjà en rythme : un premier opéra Carmen est donné dès 1901 dans les arènes : les actes de Bizet alternent avec des combats de toros. Ce genre de spectacle perdure jusqu’en 1979.
“Il ne faut pas oublier les musiciens locaux”
Aujourd’hui, l’autre foyer musical de Nîmes se trouve aux portes de la ville. En 2012, à l’est, il y a eu du nouveau : l’avènement de Paloma, avec sa jauge de plus de 1 700 spectateurs, ses six studios de répétition et son budget de 4,2 M€ (2026) a changé la donne, pour les artistes locaux et ceux d’ailleurs. La plus grande Salle de musiques actuelles (Smac, un label du ministère de la Culture) d’Occitanie est devenue un point de passage obligé des tournées hexagonales comme parfois internationales, tout au long de l’année.
Et la renaissance en 2025 de son festival Tinals, qui vient de vivre une superbe édition 26 ces 5 et 6 juin, lui confère une aura incontestée en matière de rock indé.
"Il ne faut pas non plus oublier les musiciens locaux, souligne aussi Denis Lanoy, Adjoint aux Arts, à la Culture, aux Équipements culturels et à l’Éducation populaire. Nous avons un conservatoire à rayonnement départemental, avec un millier d’élèves et une soixantaine de professeurs, qui mérite d’être soutenu plus largement qu’il l’a été jusque-là et de bénéficier de locaux adaptés, avec un projet ambitieux. La réflexion est initiée, les élus et les services sont au travail pour trouver des solutions rapides."