Nîmes : leur Feria idéale
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Féria de Pentecôte
Dans la ville, aux comptoirs ou aux arènes : avant celle de Pentecôte, du 20 au 25 mai, ces Nîmois décrivent leur Feria parfaite.
Clément Bonet, cafetier : "Danser ensemble"
Clément Bonet, 37 ans, est co-gérant et propriétaire du Bar du midi, sur le boulevard Gambetta. “Je suis un adepte de la Feria festive en soirée mais j’aime aussi la faire en journée, manger en terrasse au soleil avec les copains”, indique ce jeune papa. À l’image de ce qu’il propose dans son établissement, à la fois bar PMU et lieu culturel et de mixité, Clément aimerait que les codes soient davantage cassés. “La Feria, c’est la tradition, et c’est très bien comme ça, mais il ne faut pas tomber dans l’immobilisme. Ma Feria idéale réunit des gens de toutes générations et de tous horizons, qui partagent des moments et dansent ensemble… J’aimerais aussi qu’elle ne se limite pas seulement au Victor-Hugo : elle aurait vocation à s’étendre dans d’autres quartiers de la ville, comme le boulevard Gambetta, un peu mis de côté ces dernières années.”
Morgane Dumas, aficionada : “Plus de diversité aux arènes”
Elle a passé une année d’études à Séville, en Erasmus. Elle a travaillé dans un élevage de toros de combat ou encore fondé la peña Manuel Escribano de Nîmes. Morgane Dumas est une aficionada, une vraie. “Pour moi, la Feria est indissociable de la culture taurine”, lance celle qui a vu sa première corrida à l’âge de trois ans dans des arènes nîmoises qu’elle fréquente moins ces dernières années. “Avec regret, mais j’ai un peu de mal à me retrouver dans la programmation, confie l’animatrice syndicale de la Fédération gardoise des vignerons indépendants, 35 ans. J’aimerais qu’il y ait plus de diversité d’encastes, avec des toros plus sérieux, pour tous les goûts…” Sa Feria idéale ? “Du beau temps, nos traditions camarguaises dans la rue, la fête et les cuivres qui résonnent dans tous les quartiers de Nîmes… Que tout le monde puisse s’amuser et se sentir en sécurité, notamment les femmes.”
Mathias Veyrunes, DJ : “Que les prix baissent”
Le DJ nîmois Mads, de son vrai nom Mathias Veyrunes, est un habitué de la Feria. Fils de feu Bernard Veyrunes, ancien patron du 421 et co-créateur de la Primafresca, il baigne dans l’esprit de fête à la nîmoise depuis toujours. “Cela fait 15 ans maintenant que je travaille pendant la Feria et c’est du pur bonheur, assure le trentenaire. DJ c’est le meilleur poste : tu fais la fête avec les gens mais tu es aussi là pour les amuser…"Avant d’écumer les scènes et les bodegas aux platines, Mathias a aussi goûté à la Feria en tant que client. “Mon programme était celui d’un vrai Nîmois : aller voir une corrida, boire un verre au 421, à la Grande Bourse ou au Café Latin. Puis, le soir, je préférais les ambiances traditionnelles et hispanisantes comme le Pablo Romero…” S’il pouvait changer quelque chose ? “Certaines bodegas abusent : il faudrait que le prix des consommations baisse pour que la fête reste accessible à chacun, peu importe son budget.”
Zoé Lalouette, étudiante : “Découvrir de nouveaux endroits”
Petite, comme beaucoup de Nîmois, elle y allait avec ses parents. Aujourd’hui, Zoé Lalouette vit la Feria entre amis. “C’est un événement qu’on attend chaque année, s’enthousiasme la jeune étudiante en communication, 23 ans. Notre journée de feria idéale, c’est : se réveiller entre copines, aller se balader, rue Fresque, place du Marché et manger une paëlla. Puis, après une petite sieste, se préparer et choisir une bodega pour la soirée… J’aime découvrir de nouveaux endroits, confie- t-elle. Plus il y a d’ambiances et de lieux différents, mieux c’est ! Ce serait chouette qu’il y ait davantage de musique live et d’élargir aussi le périmètre de la fête à d’autres sites, comme le Jean-Jaurès par exemple."