Alain Ribaut est le président du Bridge club des Costières de Nîmes
-
Nîmois c’est vous
-
Association
PORTRAIT. Depuis juillet 2025, Alain Ribaut préside le Bridge club des Costières. Une fonction qu’il assume avec passion et qu’il entend bien utiliser pour changer l’image du bridge.
Pour le Nîmois Alain Ribaut, président du Bridge club des Costières, le bridge n’est pas qu’un loisir de cartes, mais un véritable outil de lien social, de transmission et de développement personnel.
Ce Club est né il y a trois ans de la fusion de deux grandes institutions nîmoises : le Bridge Club Nîmois et celui de la Maison Carrée. Aujourd’hui, avec près de 200 membres, il s’impose comme le deuxième de la région, juste derrière Béziers, dans un paysage national qui compte environ 100 000 licenciés. Une dynamique qui pousse désormais le club à voir plus grand : trouver un local plus spacieux afin d’accueillir les licenciés et organiser les nombreux tournois dans de meilleures conditions. Actuellement, une vingtaine de tables sont à disposition, souvent insuffisantes face à l’affluence.
Déconstruire les clichés du bridge
Jeu de 52 cartes apparu à la fin du XIXᵉ siècle, le bridge oppose deux équipes de deux partenaires, c’est un jeu dit "de levées". Un cadre simple en apparence, mais qui dissimule une grande richesse stratégique. “Le bridge a une image plutôt ardue, mais il n’en est rien”, insiste Alain Ribaut, bien décidé à déconstruire les clichés. Son objectif est clair : rajeunir l’image de ce sport cérébral et mettre en lumière ses bienfaits.
La Fédération Française de bridge multiplie les initiatives pédagogiques : tutoriels accessibles à tous les âges, cours ouverts dès six ans, dix premières séances gratuites avant un tarif volontairement modeste (5€ le cours d’une heure). Une politique qui porte ses fruits. À Nîmes, le club s’est rapproché de plusieurs établissements scolaires : les enfants adhèrent, en redemandent, et des championnats inter-établissements sont déjà envisagés.
L’intérêt dépasse désormais le cadre scolaire. Le personnel médical du CHU, comme les militaires du 2ᵉ Régiment Étranger d’Infanterie, se montrent intéressés par la mise en place d’ateliers bridge. Un engouement qui s’explique par les vertus reconnues de la discipline : concentration, stratégie, patience. “Les gens impatients apprennent la patience et la tolérance avec le bridge”, sourit le président. Jeu d’erreurs par essence, il oblige à analyser, déduire, coopérer, sans jamais communiquer verbalement avec son partenaire. Une école d’humilité, de bienveillance et de logique, qui lutte aussi contre l’individualisme.
Alain Ribaut parle d’expérience. C’est pour ces valeurs humaines qu’il a franchi, il y a vingt-cinq ans, les portes du club, initié par ses cousins. “On se fait des copains, on crée des affinités”, confie-t-il. Aujourd’hui président, il continue de défendre cette vision : celle d’un bridge ouvert, moderne et profondément humain.