A Nîmes, le Muséum accueille un point relais pour les martinets noirs

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Publié le 22 juillet 2026 Article

Par la Rédaction


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Les martinets sont notamment nourris de grillons légèrement humidifiés.

Face aux épisodes de fortes chaleurs qui fragilisent la faune sauvage et à la saturation des centres de soins spécialisés, la Ville de Nîmes s'engage aux côtés de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) en accueillant un point relais dédié à la prise en charge des martinets noirs. Installé au Muséum d'Histoire naturelle du 22 juillet au 31 août, ce dispositif permet de secourir de nombreux oiseaux avant leur remise en liberté.

Oiseaux migrateurs, les martinets noirs accompagnent nos soirées d’été grâce à leur cri caractéristique et leur vol rapide en groupe. Confrontés à des épisodes de canicule de plus en plus fréquents, ces passereaux sont particulièrement vulnérables. Chaque été, de nombreux jeunes oiseaux tombent prématurément de leur nid, entraînant une augmentation importante des besoins de prise en charge.

Afin de répondre à cette situation et face à la saturation des centres de soins de la faune sauvage, la LPO Occitanie – délégation territoriale du Gard et le centre de soins du Pont de Gau ont établi une convention permettant la création d'un point relais spécifique aux martinets noirs à Nîmes.

“Les centres de soins sont chaque été surchargés, avec parfois des centaines d’oiseaux recueillis, explique Gérard Saba, président de la délégation territoriale de la LPO Occitanie. Nous saluons cette première collaboration avec la Ville de Nîmes et le Muséum est un formidable refuge pour les martinets qui nichent au cœur du bâtiment. Les bénévoles ont déjà récupéré une dizaine de martinets aujourd’hui. Preuve que ce point relais est nécessaire et crucial pour le bien-être de cette espèce protégée.”

En pratique : 
En cas de découverte d'un martinet noir au sol, les habitants sont invités à contacter le standard du Muséum d'Histoire naturelle de Nîmes, qui les orientera vers la prise en charge adaptée au 04 66 76 73 45 ou peuvent se rendre directement sur place au 13, boulevard Amiral-Courbet.

Le saviez-vous ? 
Les martinets ne se posent presque jamais ! Ils dorment, mangent et se reproduisent en volant. Ils ne se posent que pour pondre, couver et nourrir leurs petits.

Une mobilisation pour une espèce fragile

Sensible à la préservation de la biodiversité urbaine et pleinement engagée en faveur de la protection de la faune sauvage, la Ville de Nîmes a souhaité accompagner cette initiative en mettant temporairement à disposition de la LPO la future Galerie des oiseaux du Muséum d'Histoire naturelle, située au premier étage du bâtiment du 13, boulevard Amiral-Courbet.

Un espace qui accueille, du 22 juillet au 31 août, les opérations de nourrissage et de soins destinées aux martinets noirs tombés au sol et ne nécessitant qu'une prise en charge légère avant leur relâcher dans leur milieu naturel.

La municipalité apporte également un soutien matériel à cette action, notamment par la mise à disposition d'équipements et de nourriture nécessaires aux soins des oiseaux. Les équipes du Muséum se sont par ailleurs pleinement investies dans cette démarche en se portant volontaires pour accompagner cette collaboration.

“Les canicules successives rappellent combien la biodiversité est aujourd'hui fragilisée. Les martinets, oiseaux emblématiques de nos villes, sont particulièrement touchés. En soutenant la création de ce point relais, la Ville de Nîmes agit concrètement pour la protection de la faune sauvage et affirme sa volonté de mieux prendre en compte la place de l'animal dans la ville. Cette initiative montre combien la mobilisation collective des associations, des agents municipaux et des habitants, est essentielle pour préserver notre patrimoine vivant.”

Jullien Pacioni Conseiller municipal délégué à l'Innovation sociale et écologique, à la Place de l'animal dans la ville et à l'implication citoyenne.

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Jullien Pacioni, Conseiller municipal délégué à l’Innovation sociale et écologique, à la Place de l’animal dans la ville et à l’Implication citoyenne