Pablo Martinez, capitaine des Crocos : "Nîmes, ma ville de cœur"
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Le défenseur central est un pur produit nîmois. Capitaine des Crocos pour cette nouvelle saison 2026-2027, il apporte sérénité et expérience sur le terrain. Interview.
A la veille de la réception du Hyeres FC ce samedi 3 octobre à 18h au stade des Antonins, dans le cadre de la 6e journée du championnat de National, le joueur formé à Nîmes et de retour au club en 2025, a accordé une interview à Vivre Nîmes.
Vous avez passé une partie de votre vie à Nîmes. Quel est votre attachement à la ville ?
Sur le papier je suis né à Orange mais Nîmes, c’est ma ville de cœur. J’ai grandi ici et j’y ai fait toute ma scolarité : de l’école de la Placette au collège Capouchiné jusqu’au lycée Camargue. Je suis heureux d’être revenu en 2025 et de pouvoir aider le club de ma ville. Après la période difficile, on va essayer de le ramener le plus vite possible au niveau professionnel.
Vous avez remporté les cinq premiers matchs de championnat. Comment expliquez-vous cette dynamique de début de saison ?
Le travail, tout simplement, et un groupe ambitieux et bosseur. On a su garder l’ossature de l’équipe de l’an dernier en l'étoffant avec des joueurs qui amènent une plus-value. Peu importe le joueur qui est sur le terrain, chacun garde la même envie et apporte la même qualité. Je le vois au quotidien, c’est un groupe qui vit super bien et c’est une famille avant tout. C’est aussi pour ça que la mayonnaise a pris. Ce qu’on a fait en ce début de saison, c’est exceptionnel. Peu importe la catégorie, remporter cinq matchs d’affilée de cette manière, ce n’est pas donné à tout le monde. Mais il ne faut pas s’enflammer et ne pas se relâcher.
Est-ce qu’on peut déjà dire que l’objectif, c’est la montée en Ligue 3 ?
Bien sûr. L’objectif est clair. On a raté la montée de très peu l’an dernier et cette année on espère réussir. Malgré tout, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Une saison, c’est très long. Même si on a engrangé beaucoup de confiance, dans le foot tout peut rapidement basculer. Une seule défaite peut apporter énormément de doute. Mais je suis certain que le groupe est prêt pour la suite de la saison.
“Les supporters s'identifient à nous”
Cette année vous portez le brassard de capitaine. Qu’est-ce que cela implique ?
C’est une fierté, surtout en tant que pur produit Nîmois, d’être le capitaine de son club et de sa ville. Que ça soit moi ou Clément Depres, les supporters s’identifient à nous. Mais concrètement, ça ne change pas grand-chose. Il y a d’autres joueurs qui méritent le capitanat et qui savent se faire entendre. Le brassard, c’est juste une bande de tissu qu’on met sur son bras en rentrant sur le terrain, mais dans le vestiaire on est plusieurs capitaines. Je n’ai pas besoin de ça pour faire preuve de leadership.
Qu’est-ce que le soutien des supporters vous apporte ?
Que ce soit à la maison ou à l’extérieur, les supporters nous apportent énormément. Ils font un bruit monstre. Pour les joueurs, c’est une sur-motivation et on se dit qu’on ne peut pas les décevoir. Même si on est moins bons, du moment qu’on donne tout sur le terrain, les supporters le voient. C’est ma philosophie depuis des années. On n’est pas des tricheurs et on essaie de les rendre fiers. Quand on arrive aux Antonins, voir cette ferveur, tous ces passionnés et ces visages heureux après une victoire : ça n’a pas de prix.