Nino Juliàn : "J’entre dans la cour des grands"
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Nîmois c’est vous
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Traditions taurines
Le jeune Nîmois deviendra le 77e matador français de l'histoire de la tauromachie le 21 juin, en prenant l’alternative à Istres. Rencontre.
Vous deviendrez matador de toros le 21 juin lors de votre alternative, à Istres. Comment abordez-vous ce rendez-vous ?
Comme une nouvelle étape de ma carrière, le début de quelque chose d’autre. Là, j’entre dans la cour des grands, alors je m’y prépare avec beaucoup de sérieux et de responsabilité. C’est aussi une fierté et un honneur de m’inscrire dans la lignée de maestros comme Nimeño II, Patrick Varin et tant d’autres, dans cette riche histoire de la tauromachie française. En même temps, il me tarde d’y être et de profiter à fond du moment, avec tous ceux qui me soutiennent. Une alternative, ça n’arrive qu’une fois dans une vie de torero.
Bio express
Né à Nîmes en 2003
Inscription au Centre français de tauromachie à l’âge de 9 ans ; il y reste 10 ans avant de partir à l’école taurine de Salamanque.
Champion de France et d’Europe jeunes de qwan ki do.
16 octobre 2022 : débuts en novillada piquée.
38 novilladas sans picador et 27 piquées avec Mauguio le 6 juin.
Pourquoi à Istres ?
C’est une arène qui m’a toujours soutenu et qui est importante pour moi. J’y ai toréé en capea, j’y ai débuté en novillada piquée, avec une sortie en triomphe… Quand Istres m’a proposé l’alternative, j’ai dit oui sans hésiter. C’est la continuité de mon parcours : ça devait se faire là-bas
“Je suis fier de ce que j’ai réalisé et d’arriver aujourd’hui avec ce parcours jusqu’à l’alternative.”
Justement, quel regard portez-vous sur votre parcours, jusque-là ?
Je suis fier de ce que j’ai réalisé et d’arriver aujourd’hui avec ce parcours jusqu’à l’alternative, ce qui n’est jamais simple dans cette profession. J’ai pu vivre certains de mes rêves : faire ma présentation à Madrid ou toréer chez moi, à Nîmes. J’ai vécu des choses inoubliables, j’ai voyagé et j’ai rencontré des personnes extraordinaires sur mon chemin. L’aventure continue.
Comment est née votre vocation ?
C’est un déclic. J’ai vu ma première corrida avec ma mère, le lundi de Pentecôte 2012. En sortant des arènes, je lui ai dit : “C’est ça que je veux faire, comme celui qui est habillé de lumière.” L’ambiance, l’osmose entre le toro et le torero… Tout ça a éveillé une flamme en moi qui ne s’est jamais éteinte.