Nîmes : leurs idées pour végétaliser
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Environnement
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Nîmois c’est vous
Après concertation des habitants, la nouvelle municipalité va lancer un vaste plan de végétalisation à l’échelle de la Ville de Nîmes pour protéger ses habitants des chaleurs extrêmes.
Laurence Héraly : “Enlever le béton des cours d’école”
Ses enfants sont scolarisés à la Calandreta, sur le mont Duplan. “Quand il fait chaud, avec tout ce béton qui renvoie la chaleur, la cour devient un véritable four, constate Laurence Héraly. Heureusement qu’il y a deux ou trois grands arbres : ce sont les seules ombres sous lesquelles les plus petits peuvent un peu se réfugier… Mais il faudrait désimperméabiliser et végétaliser davantage. J’imagine que c’est pareil dans la plupart des écoles de la ville.” En ce qui concerne l’espace public, la Nîmoise se souvient de l’initiative du collectif des Incroyables comestibles qui, voilà une dizaine d’années, avait installé des bacs en cagettes recyclées pour faire pousser des légumes ou des aromatiques dans les rues du centre-ville. “C’était une super idée ! Il faut que la Ville n’hésite pas à faire appel aux associations et à leurs bénévoles, et qu’elle les soutienne.”
Thomas Berard : “Pour créer une atmosphère”
Thomas Berard, 37 ans, est le co-fondateur de la friperie et de la marque de vêtement nîmoise Bonjour. Installé rue des Lombards, il aimerait changer l’image de cette artère historique située à deux pas de la cathédrale, en végétalisant. “Avec l’ensemble des commerçants, on aimerait donner envie aux gens de s’arrêter dans notre rue, pas juste passer sans s’arrêter, indique-t-il. Pour cela, un peu de vert ne ferait pas de mal. La végétalisation, ici, ce n’est pas tellement pour la fraîcheur mais pour l’attractivité de notre rue, la rendre agréable visuellement et y créer une atmosphère. Il y a un renfoncement à côté de la boutique qui est propice aux dépôts sauvages : ce serait l’endroit parfait pour y installer des plantes grimpantes ou un petit arbre.” Au travers d’un projet de végétalisation, il voit aussi l’occasion de donner enfin vie à une association de commerçants dans la rue des Lombards. “Cela fait des années qu’on en discute : un projet commun serait l’opportunité de se mobiliser, de se rassembler. On est tous très attachés à notre rue, commerçants comme habitants. Je suis certain que cela pourrait marcher !”
Édith Chalandon : “J’y pense depuis un moment”
Journaliste à la retraite, Édith Chalandon habite rue de la Samaritaine, dans le secteur de la route de Beaucaire, depuis 26 ans. Son quartier, résidentiel, se verdit peu à peu. "Je constate que de plus en plus de voisins, et même l’école du quartier, ont recours à des plantations en tout genre, se félicite-t-elle. J’ai envie de planter du jasmin ou du bougainvillier sur mon mur d’entrée, côté rue, j’y pense depuis un moment. C’est joli et frais en été. Je sais qu’il existe un permis de végétaliser, délivré par la Ville, avec une liste des végétaux préconisés."
Charles de Roy : “Le jardin, c’est ma thérapie”
Professeur de skateboard et président de l’association La Planche à roulettes nîmoise, Charles de Roy, 45 ans, cultive depuis 18 ans un potager de 200 m² aux Jardins ouvriers de Nîmes. Un engagement personnel qu’il revendique comme un équilibre essentiel. “Le jardin, c’est ma thérapie. Il apprend la patience, il permet de se reconnecter avec la nature”, confie-t-il. Il défend surtout une vision plus large, celle d’une éducation durable au vivant. “Pour moi, il faudrait une vraie politique sur le long terme dédiée aux jardins à l’école, avec des référents spécialisés pour un apprentissage de la biodiversité. Pas sur un an, mais sur plusieurs années. Les enfants partageraient ensuite leurs récoltes, les mettraient en commun et dégusteraient leurs propres produits.” Au-delà de l’école, il appelle aussi à renforcer les jardins partagés en centre-ville.