Libération de Nîmes : le maire Vincent Bouget commémore le 82e anniversaire

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Publié le 25 août 2026 Article

Par La rédaction


Le 25 août 1944, après deux années d’occupation par les soldats de la Wehrmacht, Nîmes se libère du joug ennemi. 82 ans plus tard, Vincent Bouget, maire de Nîmes, et Fabienne Decottignies, nouvelle préfète du Gard, commémorent cet événement. 

Ce mardi 25 août à 10h, au monument aux morts des martyrs de la Résistance et de la Déportation du boulevard Jean-Jaurès, Vincent Bouget, maire de Nîmes, Fabienne Decottignies, nouvelle préfète du Gard, Jean-Paul Boré, président de l’association gardoise des Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation et de nombreux élus municipaux, étaient réunis pour commémorer les 82 ans de la Libération de Nîmes. Un devoir de mémoire et une date qui reste le symbole de la résistance, du courage et de l’espoir.

“Aujourd’hui comme hier, nous commémorons la Libération de la ville de Nîmes pour ne pas oublier ces années terribles et le traumatisme vécu par la population nîmoise. Notre ville, tout comme le département du Gard, a payé un lourd tribut de ces deux années d’Occupation, avec la mort de plus de 200 personnes pour faits de guerre, près de 300 assassinées par les Allemands, la Milice et la Gestapo, des centaines de déportations et des milliers de jeunes hommes requis pour le travail obligatoire.”

Vincent Bouget Maire de Nîmes

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Le maire de Nîmes, Vincent Bouget, a prononcé son discours devant le mémorial de l’avenue Jean-Jaurès, érigé en 1947, en souvenir des héros et victimes du combat pour la liberté.

Et le maire de Nîmes de poursuivre : “Commémorer la Libération de Nîmes, c’est affirmer notre attachement à la vie démocratique et à la République française, notre volonté de lutter contre l’ensemble des discriminations pour faire vivre l’idéal de fraternité, qui doit nous rassembler toutes et tous. Plus que jamais, restons unis pour défendre, là aussi, la fraternité entre les peuples du monde.”
Après les dépôts de gerbe, la cérémonie s’est conclue par l’interprétation de la Marseillaise et du Chant des Partisans.

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Vincent Bouget a déposé une gerbe au coeur de la crypte de la grande pyramide où repose pour l’éternité un imposant gisant de bronze.

La Libération de Nîmes : le récit

Hitler réagit au débarquement allié des troupes anglaises et américaines en Afrique du Nord en s’appropriant la « zone libre » française. Nîmes est occupée par près de 2 200 soldats allemands dès le 11 novembre 1942. Les premiers groupements de résistance voient le jour au début de l’année 1943, additionnés à la révolte et aux grèves de la classe ouvrière. L’aviation alliée prépare également le terrain pour la Libération. Les raids aériens anglo-américains s’avèrent cependant dévastateurs, à l’image du bombardement qui frappe par erreur l’hôpital Doumergue le 27 mai 1944 (44 victimes), et par extension les quartiers Est de la ville dont le bilan total est de 271 personnes tuées et plus de 5 000 sinistrés.
La 9e Panzerdivision SS Hohenstaufen s’installe à Nîmes à compter du 20 février 1944 et procède à la pendaison de 15 otages le 2 mars 1944, sous les arches de la voie ferrée. Le Débarquement des troupes alliées en Normandie le 6 juin 1944 et, plus localement, celui de Provence le 15 août 1944 donnent aux maquis le signal de l’insurrection finale.
La ville essuie de nouveaux bombardements, le 12 juillet puis le 23 août 1944. La plupart des Allemands ont alors déserté Nîmes pour rejoindre le couloir de la vallée du Rhône.
Le 24 au matin, la caserne Montcalm est occupée par des maquisards qui se déplacent sans heurts dans la ville. Le 25 août 1944, Nîmes est libérée.