Jungle Strike : le MMA s’offre une nuit au Parnasse de Nîmes

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Publié le 16 avril 2026 Article

Par Julien Ségura


Samedi 18 avril à partir de 18h, la cité des Antonin va vibrer au rythme des combats du Jungle Strike Championship. Entre spectacle, exigence sportive et montée en puissance du MMA en France, l’événement s’impose désormais comme un rendez-vous incontournable du printemps.

“C’est une bulle hors du temps, une arène moderne où l’on vient vivre un moment exceptionnel.” Avec le Jungle Strike Championship, Jordan Kapa, organisateur et fondateur de l’événement, entend proposer aux Nîmois bien plus qu’une simple soirée de combats. Une ambition qui prendra vie le samedi 18 avril, lorsque la salle du Parnasse à Nîmes accueillera la 4e édition de ce rendez-vous de MMA (mixed martial arts, lire encadré) , désormais incontournable dans la région.

Dès 18h, le public est attendu pour une soirée intense mêlant combats professionnels et amateurs. Au programme : 12 affrontements et une “fight card” ambitieuse, portée par des combattants venus de toute l’Europe et au-delà. 

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Un sport spectaculaire

Souvent réduit à sa dimension violente, le MMA est pourtant un sport extrêmement codifié. Pour Jordan Kapa, il est essentiel de rétablir cette réalité. “Derrière chaque combattant, il y a énormément de sacrifices, de la résilience, de l’abnégation.”

Discipline complète mêlant boxe, lutte ou encore jiu-jitsu, le MMA repose sur une violence maîtrisée, encadrée par des règles strictes. Une exigence qui en fait un sport à la fois spectaculaire et profondément technique.

le MMA, quésako ? 

Considéré comme un sport (très) violent, le MMA (pour mixed martial arts) est légalisé assez tardivement en France, en 2020. Pratique venue des pays anglosaxons, ce sport de combat regroupe des techniques issues de nombreux arts martiaux (judo, jiu-jitsu brésilien, lutte, boxe, karaté) pour former une discipline singulière avec ses propres spécificités.
"Les non-spécialistes ont tendance à penser que c’est un sport quasiment sans règles mais, évidemment, c’est une idée reçue", commente Jordan Kapa du Jungle Strike Championship de Nîmes.

En général et sous les yeux d’un arbitre central, les combattants ont en effet 3 ou 5 rounds de 5 minutes pour essayer de soumettre leur adversaire ou le mettre KO. Au cas où les deux combattants n’y parviennent pas, ce sont des juges qui décident du vainqueur. Pour cela, plusieurs choses sont prises en compte : l’agressivité, la maitrise de l’espace, le nombre de coups qui touchent. Et tout n’est pas permis ! Les coups de tête ou les coups portés à la trachée, à la colonne vertébrale, aux reins ou derrière la tête sont prohibés. Ils peuvent même entraîner la disqualification du combattant.

3 000 spectateurs à Nîmes 

En seulement quelques éditions, le Jungle Strike Championship s’est imposé comme un rendez-vous incontournable à Nîmes. L’événement attire un public toujours plus large, séduit autant par le niveau sportif que par l’expérience proposée. “C’est un exutoire. Les gens viennent penser à autre chose et vivre un vrai moment”, explique l’organisateur.

Avec près de 3 000 spectateurs lors des précédentes éditions et une ambition de dépasser ce cap, le succès ne se dément pas. L’événement séduit d’ailleurs un public varié, avec une part importante de femmes. 

Quelles têtes d'affiche à Nîmes ? 

Plusieurs combattants ont déjà été confirmées pour cette édition 2026, entre têtes d’affiche internationales et talents en devenir :

  • Julio “Tyson” Pereira (Brésil) – champion en titre, engagé dans un combat pour la ceinture
  • Claudeci “Imortal” Brito de Sousa – opposé à Pereira pour un combat de championnat
  • James “GOKU” Llontop (Pérou) – ancien combattant de l’UFC, tête d’affiche de la soirée
  • Magomed Saliev – opposé à Llontop dans le main event en welterweight
  • Magomed Nazurov – prospect français en pleine progression
  • Izaque Simão – combattant brésilien attendu dans la cage
  • Ilmadi Israilov – français invaincu (9-0), engagé dans un combat pour le titre
  • Deiby “El Morocho” Tachon – adversaire d’Israilov pour la ceinture

Côté français et local, plusieurs profils apparaissent aussi  :

  • Islam Taisumov - pour sa deuxième sortie en PRO
  • Mohamed Malick Kebe – jeune espoir de Nîmes

Des oppositions équilibrées, pensées pour offrir du suspense. “Chaque combat est un 50/50”, insiste Jordan Kapa.

Un sport montant en France 

L’engouement autour du Jungle Strike s’inscrit dans une dynamique nationale. Depuis sa légalisation en France, le MMA connaît une popularité croissante, portée par des figures majeures comme Ciryl Gane, Benoît Saint-Denis ou encore Manon Fiorot. Des ambassadeurs qui contribuent à démocratiser la discipline et à changer le regard du grand public sur ce sport encore jeune en France.

Au-delà des combats, à Nîmes, le Jungle Strike Championship revendique aussi une véritable dimension spectaculaire : jeux de lumière, scénographie, entrées marquantes… tout est pensé pour immerger le public. 

Avec une organisation rodée et une volonté de faire rayonner la ville, l’événement dépasse le simple cadre sportif pour devenir un véritable show. “Mon rêve, faire une édition dans les arènes”, termine Jordan Kapa.