Culture : dès le 1er septembre les bibliothèques de Nîmes sont gratuites
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Dès demain, mardi 1er septembre, l’adhésion au réseau des cinq bibliothèques de Nîmes est gratuite. Une gratuité universelle, quel que soit le lieu de résidence de l’usager.
A compter du mardi 1er septembre, l'adhésion aux bibliothèques de la Ville de Nîmes est gratuite. Un choix politique fort (76 400 € de recettes abandonnées) pour ouvrir davantage le réseau de cinq sites, qui comptait 11 365 inscrits en 2025 : l’objectif est de lever les derniers freins à l’accès aux collections et de toucher de nouveaux publics.
Dans le projet de la nouvelle municipalité pour Nîmes, la culture tient une place centrale.“Elle est un moteur pour renouer avec une culture commune à toutes les Nîmoises et les Nîmois, elle crée un socle de valeurs pour s’approprier la ville et faire des choix, et elle tient un rôle essentiel dans l’émancipation de la jeunesse et la lutte contre le déterminisme social”, souligne le Maire, Vincent Bouget.
Une inscription rapide et facile
Pour s'inscrire, le modalités évoluent :
- Pour les adultes : se munir d'une pièce d'identité, d'un justificatif de domicile (ou à défaut, signature d'une déclaration sur l'honneur)
- Pour les mineurs de moins de 15 ans : une autorisation d'un des parents ou du responsable légal est obligatoire.
530 335 visiteurs
fréquentent chaque année le réseau des bibliothèques de Nîmes.
Plus de 1 700 écoliers
entrant en CP (public et privé) vont revevoir une carte de bibliothèque gratuite lors de cette rentrée.
Ma première carte de bibliothèque
Dès cette rentrée, chaque enfant entrant en cours préparatoire dans une école de la ville de Nîmes se verra remettre une carte de bibliothèque. Pour l’illustrer, la Ville a choisi l’artiste Marion Bataille, invitée d’une grande exposition jeunesse en 2027, qui en a imaginé le visuel.
© Gilles Lefrancq
Le livre partout, pour tous
Au-delà de cette gratuité, c’est tout un projet de “Cité du livre”, en s’inspirant d’un concept anglo-saxon qui considère le livre comme un véritable écosystème, à la croisée de la culture, de la transmission et de l’économie, qui est en cours d’élaboration. La Ville de Nîmes veut travailler sur toute la chaîne du livre : accompagner les auteurs et la création littéraire, soutenir les éditeurs, préserver le réseau des librairies indépendantes et donner davantage de visibilité aux initiatives locales. Le Festival de la biographie, lancé sous Alain Clary, sera pérennisé et renouvelé, tandis que celui de la bande dessinée s’oriente en 2027 vers un Salon de la bande dessinée et du livre jeunesse, la jeunesse étant placée au coeur de cette ambition.
“Mais il ne faut pas faire de l’événement pour l’événement, prévient Denis Lanoy, Adjoint aux Arts, à la Culture, aux Équipements culturels, et à l’Éducation populaire. Les salons, les rencontres et les prix doivent s’inscrire dans une action menée toute l’année, au plus près des habitants. Le livre doit sortir des bibliothèques, investir les quartiers, les écoles et l’espace public, aller à la rencontre de celles et ceux qui en sont encore éloignés.”
Cette volonté prendra notamment corps à Pissevin, avec la nouvelle médiathèque Marc-Bernard, inscrite dans le cadre du Renouvellement urbain du quartier. Le futur équipement sera construit avec les usagers, les enseignants et les riverains, pour une inauguration espérée avant la fin du mandat.