Cinéma : le festival Écrans Britanniques revient à Nîmes du 13 au 22 mars

  • Culture

  • Événement

  • Festival


Publié le 03 mars 2026 Article

Par Julien Ségura


Image

I swear présenté en avant-première lors du festival samedi 14 mars à 20h45 au Sémaphore.

Du vendredi 13 au dimanche 22 mars à Nîmes, le festival des Écrans britanniques et irlandais investit le cinéma Le Sémaphore et la bibliothèque Carré d’art pour une 29e édition riche et éclectique. Une programmation dévoilée ce mardi 3 mars à l'Hôtel de Ville. 

Documentaire, polar, classique et même film d’horreur… la 29e édition du Festival des Écrans britanniques et irlandais de Nîmes propose un vaste voyage à travers 125 ans de cinéma venu d’Outre-Manche. Pendant dix jours, le public pourra découvrir une trentaine de films, dont 16 inédits, rencontrer 16 invités et assister à deux master classes, un ciné-concert et de nombreux temps d’échanges. "Cette diversité est l’ADN du festival depuis sa création entre rétrospective, hommage, actualité et avant-première", rappelle Bernard Raynaud, président de l’événement, présent à l'Hôtel de Ville ce mardi 3 mars pour dévoiler la programmation ainsi que l'affiche officielle, aux côtés d'Isabelle Cases, Directrice artistique du Festival et de Daniel Jean Valade, Adjoint délégué à la Culture.

10 jours

de festival


30 films

dont 16 inédits


16 invités

pour 2 master classes, 1 ciné-concert et de nombreux temps d’échanges


Hommages et actualités

Cette année, le grand invité est le réalisateur irlandais Jim Sheridan, 77 ans. Ce dernier s’impose en 1989 avec My Left Foot récompensé par deux Oscars, celui du meilleur acteur pour Daniel Day-Lewis et celui de la meilleure actrice dans un second rôle pour Brenda Fricker. Il enchaîne surtout en 1993 avec In the Name of the Father nommé sept fois aux Oscars. Jim Sheridan est l’un des grands cinéastes engagés, dont l’œuvre explore l’Irlande et les thèmes de l’exil. Ses films sont à redécouvrir pendant le festival.

Parmi les autres temps forts, Paul Andrew Williams vient présenter Dragonfly, Hitchcock d’Or au Festival de Dinard 2025. Un film dramatique sur le système de soins défaillant anglais. Le documentaire Blue Carbon, produit par Sarah Macdonald, explore le rôle essentiel des mangroves et forêts sous-marines dans la captation du carbone, avec un écho local grâce à un tournage en Camargue. 

Hommage à Charles Crichton, notamment réalisateur du classique Un poisson nommé Wanda, rétrospective dédiée à Peter Watkins, ciné-concert sur Sherlock Holmes ou encore films d’étudiants de la London film school complètent la programmation.

Notre sélection 

LOVE LANE UNITED 

Il y a un peu de The Full Monty dans Love Lane United, le film de l’Irlandais Jack Thornton. À la fois drôle, touchant et profondément social, le film suit le parcours de Benny, un jeune homme en fuite face à sa propre vie. Après avoir perdu son emploi, il se lance dans une relation amoureuse vouée à l’échec avec son colocataire et décide de fonder une équipe de football de Sunday League. Autant de détours pour éviter d’avancer. Le football devient alors un refuge, mais aussi un espace de reconstruction et de création de sens. Ce long-métrage ouvre le festival nîmois.

Vendredi 13 mars à 20h45 au Sémaphore. 

I SWEAR

Une belle avant-première proposée par le festival nîmois. I swear, de Kirk Jones, raconte l’histoire vraie et le parcours semé d’embûches de John Davidson, un adolescent atteint du syndrome de La Tourette, une maladie encore méconnue dans les années 1980. L’acteur britannique Robert Aramayo y délivre une performance exceptionnelle. Il est d'ailleurs sacré le 23 février lors de la 79e cérémonie des BAFTA, les César britanniques. Le jeune acteur a remporté au cours de la soirée, successivement, les catégories EE Rising star (équivalent des Révélations) et Meilleur acteur grâce à son rôle dans I swear. 

Et à noter que le vrai John Davidson a été décoré en 2019 de l’Ordre de l’Empire britannique pour son travail de sensibilisation et de soutien aux personnes atteintes du syndrome de La Tourette, ainsi que pour son engagement auprès des familles concernées. Un des films coup de cœur du président du festival, Bernard Raynaud.

Samedi 14 mars à 20h45 au Sémaphore.

UN POISSON NOMMÉ WANDA

Drôle, décalé et explosif, Un poisson nommé Wanda est un classique du cinéma britannique. Le festival le projette dans le cadre de l’hommage dédié à son réalisateur, Charles Crichton. Sorti en 1988, le film a valu à Kevin Kline l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. L’intrigue repose sur un vol de diamants organisé par George Thomasson et ses trois acolytes : Ken Pile, bègue et grand ami des animaux, Wanda Gershwitz (interprété par Jamie Lee Curtis), voleuse aussi séduisante que manipulatrice, et Otto West, psychopathe brutal et prétentieux, persuadé d’être un intellectuel parce qu’il a lu Nietzsche.

Mardi 17 mars à 14h à Carré d’art. 

L’OMBRE DE STALINE

Sorti en 2019, L’Ombre de Staline s’inspire de la vie du journaliste britannique Gareth Jones. Incarné par James Norton, le reporter, après avoir obtenu une interview d’Hitler, se rend en 1933 à Moscou avec l’ambition d’interviewer Staline et de comprendre le supposé miracle soviétique. Mais, à son arrivée, Jones déchante rapidement et découvre une réalité bien plus sombre, notamment la grande famine qui ravage l’Ukraine. 

La séance est présentée en partenariat avec le Club de la presse et de la communication du Gard, qui a invité Julian Colling, correspondant à Moscou pour plusieurs médias français et banni par le pouvoir soviétique du territoire russe en septembre dernier.

Dimanche 15 mars à 18h au Sémaphore.

AONTAS 

Un autre coup de coeur de Bernard Raynaud. Il s’agit d’un polar irlandais réalisé par Damian McCann. Trois voleurs atypiques, menés par une femme au bord de la crise de nerfs, cambriolent un Crédit Union irlandais. L’histoire démarre après ce braquage qui a mal tourné et revient sur les événements qui ont conduit à cette situation. Ce hold-up raté devient le portrait d’une femme déterminée prisonnière de son propre passé.

Samedi 21 mars à 20h30 au Sémaphore.

En savoir plus