A Nîmes, une cérémonie d’hommage aux victimes des bombardements de mai 1944
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Vincent Bouget, Maire de Nîmes, et de nombreux élus du Conseil municipal ont commémoré la mémoire des victimes du bombardement de mai 1944 par le dépôt d'une gerbe.
Ce mercredi 27 mai, dans la cour de l’Hôtel de Ville, élus et anciens combattants ont commémoré la mémoire des victimes des bombardements de Nîmes, le 27 mai 1944.
27 mai 1944 à 10h, 125 bombardiers américains lâchent, de manière trop imprécise, 450 bombes sur la ville de Nîmes. L’objectif : préparer la Libération en visant notamment les installations ferroviaires et les troupes allemandes.
La gare de triage, entre le quartier Richelieu et l'hôpital Hoche est ciblée, mais les dommages collatéraux sont terribles. Les victimes civiles sont bien plus nombreuses que les militaires : 271 morts, 289 blessés, plus de 440 bâtiments détruits et 5 000 sinistrés. Jour funeste et tragique pour la Cité des Antonin.
Deux autres bombardements auront lieu plus tard : un le 12 juillet par des bombardiers anglais et, enfin, un troisième bombardement dans la nuit du 22 au 23 août. La plupart des Allemands ont alors déjà déserté Nîmes. La Ville est officiellement libérée le 24 août 1944 après deux ans d’occupation par les soldats de la Wehrmacht.
Christian Bastid, Conseiller municipal délégué à la Mémoire, aux Anciens combattants et à la Culture de paix, a déposé une gerbe.
“J’étais alors âgé de 10 ans, confiait Gérard Jourdan à Vivre Nîmes l’an dernier, lors du 80ème anniversaire de la Libération de Nîmes. À chaque alerte, notre maître d’école nous descendait au sous-sol. Ce jour-là, je revois encore le ciel bleu virer au gris puis au noir, et le bruit des bombes suivi du silence le plus absolu. C’était la sidération. Nous sommes restés enfermés plusieurs heures dans cette cave, le temps pour les voisins de dégager les débris des immeubles alentour qui obstruaient la porte. Mais jamais nous ne leur en avons voulu. C’était la guerre. Nous les attendions ces avions alliés, c’est là tout le paradoxe.”