A Nîmes, un arbre de paix planté en hommage à Ilan Halimi
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En hommage à Ilan Halimi (1982-2006), victime du racisme et de l’antisémitisme, la Ville a procédé à un geste symbolique par la plantation d’un olivier, arbre de paix, au parc du Mont Duplan.
Mercredi 18 février à 11h, un olivier a été planté avenue Pelatan, à proximité de l’aire de jeux du Mont Duplan, pour rendre hommage à Ilan Halimi, vingt ans après son assassinat à cause de son appartenance à la communauté juive.
A l’invitation de Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes, et en présence de Chantal May, Adjointe déléguée à l’Environnement, aux Espaces verts et à la Transition écologique, Mylène Mouton, Adjointe déléguée à l’Egalité, au Droit des femmes, aux Handicaps, à la Lutte contre les discriminations et à l’aide aux victimes, et Patrice Bilgorai, Président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme de Nîmes.
“Ce n’est pas un fait divers que nous commémorons aujourd’hui, c’est un acte antisémite, explique Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes. Ce fléau n’appartient malheureusement pas au passé mais aujourd’hui, c’est un message de paix que nous adressons à tous les Nîmois, à tous les Français. Il ne faut jamais tolérer l’intolérable.”
Après la plantation symbolique d’un olivier issu des pépinières de la Ville, le Maire a dévoilé une plaque commémorative en mémoire d’Ilan Halimi, sur laquelle il a ensuite déposé une gerbe, aux côtés de Patrice Bilgorai, Président de la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme Nîmes.
Celui-ci a remercié le Maire : “La Licra vous remercie monsieur le Maire pour cette cérémonie d’hommage à Ilan Halimi et à toutes les victimes d’actes antisémites, 1320 recensés en 2025. Le Mont Duplan est un lieu chargé d’histoire puisqu’il fut au Moyen-Age l’emplacement du cimetière juif. Ilan est le symbole d’une haine ancestrale et aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin d’une unité sans faille.”
Rappel des faits
Ilan Halimi est enlevé en janvier 2006 dans la région parisienne puis séquestré et torturé par un groupe d'une vingtaine de personnes se faisant appeler le « gang des barbares », dirigé par Youssouf Fofana. Leur choix se porte sur Ilan Halimi, du fait de son appartenance à la communauté juive, et pensant que celui-ci aurait de l'argent ou du moins une communauté prête à en réunir.
Découvert agonisant le 13 février 2006 au bout de 24 jours de détention, le long des voies ferrées dans le département de l'Essonne, Ilan Halimi meurt peu de temps après son transfert à l'hôpital.
Ilan Halimi ne serait pas la première victime du gang : il y aurait eu cinq tentatives d'approche avant lui, mais toutes auraient échoué.