A Nîmes, la Ville et l’Inrap renouvellent leur partenariat scientifique et culturel

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Publié le 12 juin 2026 Article

Par la Rédaction


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De gauche à droite : Dominique Garcia, président de l’Inrap, Vincent Bouget, maire de Nîmes, et Denis Lanoy, adjoint aux Arts, à la Culture, aux Équipements culturels et à l’Éducation populaire, se sont réunis ce vendredi 12 juin pour signer le renouvellement de leur partenariat.

La ville de Nîmes et l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) renforcent leur coopération en renouvelant leur partenariat scientifique et culturel. La signature officielle, le 12 juin 2026, réunit Vincent Bouget, maire de Nîmes, et Dominique Garcia, président de l’Inrap, autour d’une ambition commune : faire de l’archéologie un moteur de connaissances, de transmission et de rayonnement pour la ville. 

Des découvertes archéologiques au cœur de la ville 

Depuis plus de quarante ans, les archéologues et l’Institut accompagnent les projets urbains de la ville. Plus de 400 diagnostics et 140 fouilles préventives ont profondément renouvelé la connaissance archéologique du territoire. Elles ont révélé un patrimoine d’une richesse exceptionnelle, de la Préhistoire à l’époque contemporaine. Parmi les nombreuses découvertes figurent la mosaïque de Penthée (parking Jean-Jaurès en 2007) ou l’existence d’un amphithéâtre antérieur aux Arènes. 

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En 2007, découverte de la mosaïque de Penthée sur le Jean-Jaurès par les archéologues de l'Inrap lors de la construction du parking sous-terrain. La mosaïque est aujourd'hui visible au Musée de la Romanité.

Quand la recherche devient une aventure collective 

Au-delà des opérations de terrain, la ville de Nîmes et l’Inrap développent depuis plusieurs années une politique active de valorisation scientifique et culturelle à destination des habitants, des scolaires, des chercheurs et des visiteurs. Expositions, conférences, journées d’étude (« L’archéologie au service du patrimoine monumental : expertise, recherche, valorisation » en 2023), visites de chantier (rue de Beaucaire en 2024), colloques (SFECAG en 2026), publications, productions numériques (un atlas numérique est à venir) et actions pédagogiques participent à faire vivre l’archéologie au cœur de la cité. 

Le Musée de la Romanité constitue un partenaire central de cette dynamique. Ses collections reposent en grande partie sur les découvertes issues des opérations archéologiques menées par l’Inrap. 

Faire du patrimoine archéologique un levier d’avenir pour Nîmes 

À travers ce partenariat, la ville de Nîmes et l’Inrap entendent renforcer le rôle du patrimoine archéologique comme moteur de connaissance, d’attractivité culturelle et de rayonnement international. Dans le prolongement de l’inscription de la Maison Carrée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2023, Nîmes confirme sa place parmi les grandes villes patrimoniales européennes. 

Le partenariat permettra également de poursuivre des projets innovants associant recherche, conservation et médiation, notamment autour de l’archéologie urbaine et des dispositifs numériques de valorisation des monuments antiques. 

Pour rappel : 

La ville de Nîmes 
Nîmes, héritière de plus de deux mille ans d’histoire, porte une ambition forte de préservation, d’étude et de transmission de son patrimoine exceptionnel, reconnu bien au-delà de ses frontières. L’inscription de la Maison Carrée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2023 a consacré l’engagement de la collectivité en faveur de la transmission et du rayonnement de cet héritage unique. À travers une politique ambitieuse associant conservation, recherche, médiation culturelle et innovation, la ville de Nîmes fait du patrimoine un levier de développement culturel, éducatif, touristique et économique au service de ses habitants et de son attractivité. 

L’Inrap 
L’Institut national de recherches archéologiques préventives est un établissement public placé sous la tutelle des ministères de la Culture et de la Recherche. Il assure la détection et l’étude du patrimoine archéologique en amont des travaux d’aménagement du territoire et réalise chaque année quelque 1800 diagnostics archéologiques et plus de 200 fouilles pour le compte des aménageurs privés et publics, en France métropolitaine et outre-mer. Ses missions s’étendent à l’analyse et à l’interprétation scientifiques des données de fouille ainsi qu’à la diffusion de la connaissance archéologique. Ses 2 200 agents, répartis dans 8 directions régionales et interrégionales, 42 centres de recherche et un siège à Paris, en font le plus grand opérateur de recherche archéologique européen.